Lassociation créée en mai 2000 et dont le siège est en France, développe un réseau de parrains dans les pays occidentaux et plus particulièrement dans les pays européens en direction des pays très touchés par lépidémie de sida : lAfrique sub-saharienne, les Caraïbes et lAmérique Latine, lAsie du Sud-Est et le sous-continent indien, lEurope de lEst.
Face à ce désastre annoncé, nous organisons la solidarité de la société civile et développons des programmes visant à ce que ces enfants puissent bénéficier de la protection dun adulte.
Après le décès des parents, les solutions daccueil des enfants dans lentourage ou dans des familles daccueil sont parfois possibles, mais le principal frein à cet accueil est dordre économique. La famille élargie na bien souvent pas les moyens de nourrir un enfant supplémentaire, à fortiori, laccueil de plusieurs frères et surs est encore plus compliqué.
Nous organisons des parrainages denfants orphelins qui ont été recueillis par des membres de leur communauté. Afin déviter la stigmatisation de lenfant, nous privilégions le parrainage de tous les enfants du groupe familial au sein duquel vit lorphelin.
Parce que la détresse de ces enfants nest pas uniquement matérielle, nous encourageons les liens affectifs : courriers, photos...
Parrainage daïeul(e)s
Le sida a dans certains pays tué la génération des adultes actifs. Quand cela est possible, les orphelins sont pris en charge par un adulte plus âgé de la famille, souvent la grand-mère, qui peut avoir jusquà une vingtaine de ses petits-enfants à charge, sans dautres ressources quun petit lopin de terre. Là encore, subvenir aux besoins alimentaires de tous ces enfants est très lourd, et la scolarisation (très souvent payante) est impossible.
Nous organisons des parrainages daïeules ayant en charge un grand nombre de leurs petits-enfants, en leur allouant une somme mensuelle ou en leur permettant de développer une activité génératrice de revenus (commerce, couture, petit élevage...).
Parrainage de mineurs-chefs de famille
Les ravages de lépidémie sont tels que des orphelins de moins de quinze ans prennent en charge leurs cadets. Soit ils tentent de se maintenir sur le lopin de terre de leurs parents, sils nen ont pas été dépossédés, soit ils partent à la ville et rejoignent les bandes denfants des rues luttant pour leur survie.
La vie de ces aînés est organisée autour de la survie de la fratrie et ils sont les plus exposés aux risques dexploitation.
Nous soutenons les mineurs-chefs de famille en leur proposant un parrainage financier, mais aussi en leur donnant la possibilité dun lien affectif avec leur parrain. Nous les encourageons dans leurs projets de formation professionnelle et les aidons à conserver leur droit à vivre sur la terre de leurs parents.
Témoignage dun mineur-chef de famille
M.Y. est une jeune fille de 16 ans qui habite avec ses 2 frères dans un quartier populaire de la ville de Bujumbura. Leur mère est décédée il y a 3 ans dune infection opportuniste liée au sida, la tuberculose.
Ces enfants vivent depuis ce temps dans des conditions déplorables. Ils habitent dans une maison de 2 chambrettes. Ils se nourrissent dune ration alimentaire accordée par lassociation SWAA (Society of Women against AIDS in Africa - société des femmes africaines contre le sida) dans le cadre du projet dassistance alimentaire aux personnes vulnérables.
Les rôles sont partagés : les 2 garçons soccupent de lapprovisionnement en eau potable et M.Y. soccupe de la préparation de la nourriture. Tous les 3 vont à lécole : M.Y. en secondaire et les 2 garçons en primaire.
Chaque matin M.Y. doit préparer le repas pour midi et avant de partir à lécole elle sollicite le soutien de ses voisins pour surveiller la cuisson. Comme elle finit lécole à 13 heures, le repas est pris à 14 heures. Le soir, après les différentes tâches liées à la tenue du ménage, elle reprend ses cours et doit également aider les petits à faire leurs devoirs.
M.Y. fait soigner ses frères au centre de santé de la SWAA qui se trouve à 5 km de leur domicile. Il y a quelque temps, le plus petit de ses frères a fait un accès de fièvre et a été mis sous traitement. Trois jours après, M.Y. est venue pour la distribution de vivres. Nous lui avons demandé létat de santé de son petit frère. Elle nous a répondu que la fièvre persiste et quelle est similaire à celle quavait sa mère...
Témoignage transmis le 10 novembre 2000 par la SWAA, une de nos associations relais au Burundi.
M.Y. a besoin de vous pour continuer à faire face aux responsabilités que la vie lui a très tôt imposé : orpheline des 2 parents, elle va devoir avec son frère soutenir à nouveau lépreuve de la maladie du benjamin.
Le soutien aux orphelinats
Dans la majorité des pays les plus touchés par lépidémie, il existe déjà des orphelinats fonctionnant de façon très précaire, et que larrivée massive dorphelins du sida met à mal. Les difficultés de ces orphelinats sont avant tout matérielles : manque déquipements basiques (lits pour accueillir ces enfants, locaux inadaptés, moyens alimentaires et dhygiène insuffisants, adultes peu formés et peu nombreux...
Nous soutenons financièrement ces orphelinats en leur allouant une subvention couvrant les besoins de première nécessité (alimentation, soins médicaux, scolarisation).
La formation
Laccueil des enfants confrontés à la maladie et à la mort de leurs parents, et parfois de leurs frères et surs, trouble les adultes qui doivent les prendre en charge. La formation de ces professionnels est insuffisante.
Pour cela, nous leur proposons une formation autour de cet accueil. Nous accompagnons la mise en uvre de nouveaux moyens daction pour les structures par une formation adéquate du personnel. Nous favorisons la formation des personnes encadrant sur place nos autres programmes.
Le champ daction géographique
Notre champ daction géographique veut se situer au plus près de lévolution de la pandémie : 95 % des orphelins du sida dans le Monde vivent en Afrique sub-saharienne.
Notre action va donc se porter en priorité sur les pays dAfrique les plus dramatiquement ravagés par lépidémie.
La mise en place des programmes
La mise en place de ces programmes se fait essentiellement en collaboration avec des associations locales existantes.
Dans les pays très touchés par lépidémie, des associations de personnes contaminées ou de personnes affectées par le sida ont vu le jour, se sont développées et ont évolué. Elles nous permettent aujourdhui davoir un ou plusieurs points dappui dans chacun des pays concernés pour développer une action cohérente, bien intégrée dans le tissu social, en lien réel avec les bénéficiaires de nos programmes.
Elles sont également organisées soit en réseau de personnes séropositives et malades dun même continent, soit en réseau dassociations dun même pays intervenants partiellement ou totalement dans le domaine du sida : ONG locales ou internationales, organismes religieux ou caritatifs.
Toute mise en place de parrainage est précédée de quatre phases :
échange sur les objectifs des deux partenaires,
concertation sur lévaluation des besoins et des méthodes de travail,
solidité humaine et financière de lassociation ou de lorganisme,
échanges sur les moyens dévaluation de notre travail en commun.
La conclusion dun partenariat est matérialisée par la signature dune convention entre Orphelins-Sida-International et lassociation partenaire du pays concerné.
Programmes Orphelins-Sida-International
La première convention a été signée avec lAPECOS qui devient notre association partenaire au Burundi. Et actuellement, une convention se met en place en République Démocratique du Congo, avec la Pastorale daccompagnement des malades à domicile et de réhabilitation à base communautaire de lArchidiocèse de Kinshasa.
Le financement
Les ressources de notre action sont celles que vous nous apportez ! Vous êtes une personne, une famille, un groupe et vous êtes sensibilisée à la détresse des orphelins.
Parrains, vous participez financièrement tous les mois aux frais déducation, de protection, de soins, dentretien des enfants connus par lassociation.
Donateurs, particuliers, groupes ou entreprises, vous choisissez de financer plus largement un de nos programmes.
Vos fonds arrivent aux associations communautaires et ONG en contact direct avec les filleuls, sans passer par les canaux gouvernementaux. Un coordinateur local est le garant de la sécurisation et de la distribution des fonds. Il assure la mise en place et le suivi des parrainages (acheminement des lettres, photos...).
Nous nous engageons à ne pas consacrer plus de 15 % de chaque don aux frais de fonctionnement.
Les dons à Orphelins-sida-international bénéficient comme tous les dons à des associations à but humanitaire, dune réduction dimpôts de 60 % jusquà un plafond de 407 euros (2669 Frs) par an, puis 50% sur la fraction au-delà des 407 euros dans la limite de 10% du revenu imposable.
Par exemple, si vous donnez,...
cela vous coûtera...
et vous bénéficirez dune réduction de vos impôts de ...
23 euros (150 F) par mois
110,40 euros (724,18 F) par an
165,60 euros (1086,26 F) par an
30 euros (196,79 F) par mois
144 euros (944,58 F) par an
216 euros (1416,87 F) par an
50 euros (327,98 F) par mois
259,30 euros (1700,90 F) par an
340,70 euros (2234,85 F) par an
Un reçu fiscal vous sera adressé à la fin du mois de janvier de chaque année.